Étiquetage cosmétique

Allégations cosmétiques : les règles du règlement (UE) 655/2013

Mis à jour le 19 août 2026 · 1 min de lecture · Par l'équipe CosReglo

En bref. Le règlement (UE) n° 655/2013 fixe les critères communs des allégations cosmétiques. Une allégation doit respecter six principes : conformité légale, véracité, éléments probants, sincérité, équité et choix éclairé. Autrement dit, toute revendication (« hydrate 24 h », « naturel », « anti-âge ») doit être justifiée par des preuves conservées dans le DIP.

« Anti-âge », « hydrate 24 h », « naturel » : chaque mot sur votre packaging est une allégation encadrée par la loi.

Le cadre : le règlement 655/2013

Le règlement (UE) n° 655/2013 fixe les critères communs applicables aux allégations cosmétiques dans toute l'UE. Il complète le principe de loyauté du règlement 1223/2009.

Les six critères communs

  1. Conformité légale : pas d'allégation contraire aux textes ;
  2. Véracité : ne pas affirmer un fait faux ;
  3. Éléments probants : disposer de preuves adéquates ;
  4. Sincérité : ne pas exagérer au-delà des preuves ;
  5. Équité : ne pas dénigrer les concurrents ou des ingrédients autorisés ;
  6. Choix éclairé : permettre au consommateur de décider en connaissance de cause.

La charge de la preuve

Toute allégation (« hydrate 24 h », « testé dermatologiquement ») doit reposer sur des preuves conservées dans le DIP. Sans preuve, l'allégation est trompeuse et non conforme.

Les pièges fréquents

  • Les allégations « sans » (sans paraben, sans phénoxyéthanol) : voir mention « sans » — elles peuvent dénigrer des ingrédients autorisés.
  • Les allégations « naturel/bio » : voir étiquetage bio/naturel.
  • Les allégations thérapeutiques (« soigne », « traite ») : interdites, elles feraient basculer le produit dans le médicament.

CosReglo vous aide à documenter vos allégations et à conserver leurs preuves dans le dossier.

Questions fréquentes

Quels sont les critères d'une allégation cosmétique ?

Six critères communs du règlement 655/2013 : conformité aux textes, véracité, éléments probants (preuves), sincérité, équité, et choix éclairé du consommateur.

Faut-il prouver une allégation ?

Oui. Toute allégation doit reposer sur des éléments probants adéquats et vérifiables, conservés dans le DIP (article 11). Une allégation non étayée est non conforme.

Peut-on écrire « hydrate 24 heures » ?

Oui, à condition de disposer de preuves (tests) démontrant l'effet revendiqué dans les conditions annoncées. Sans preuve, l'allégation est trompeuse.