Allégations « sans » en cosmétique (sans paraben…) : autorisées ?
« Sans paraben », « sans sulfate », « sans silicone » : ces mentions vendeuses sont bien plus encadrées qu'il n'y paraît.
Le principe : loyauté et non-dénigrement
Les allégations « sans » relèvent des critères communs du règlement 655/2013. Elles sont interdites quand elles :
- dénigrent un ingrédient autorisé et sûr ;
- laissent croire à un avantage inexistant ;
- visent une catégorie entière d'ingrédients légaux.
Le cas emblématique : « sans paraben »
Les parabens autorisés étant considérés sûrs aux concentrations réglementaires, « sans paraben » peut être jugé dénigrant — donc non conforme. Même logique pour « sans phénoxyéthanol ».
Les « sans » qui peuvent passer
Certaines mentions restent possibles si elles sont loyales, exactes et utiles : par exemple « sans parfum » pour un public sensible, à condition que ce soit vrai et vérifiable.
L'alternative recommandée
Plutôt que de dire ce que le produit n'a pas, valorisez ce qu'il apporte (efficacité prouvée, ingrédients actifs) — un discours conforme et plus solide. Voir aussi étiquetage bio/naturel.
CosReglo signale les allégations à risque et vous oriente vers des formulations conformes.
Questions fréquentes
Peut-on écrire « sans paraben » ?
C'est risqué. Les parabens autorisés étant considérés comme sûrs aux concentrations réglementaires, une allégation « sans paraben » peut être jugée dénigrante et donc non conforme au règlement 655/2013.
Toutes les allégations « sans » sont-elles interdites ?
Non. Certaines restent acceptables si elles sont loyales, ne dénigrent pas un ingrédient sûr et apportent une information utile (par ex. « sans parfum » pour un public sensible), à condition d'être exactes.
Pourquoi ces règles ?
Pour éviter de tromper le consommateur et de discréditer des ingrédients légalement autorisés et évalués comme sûrs. L'équité entre acteurs fait partie des critères communs.