Tests cosmétiques sans animaux : l'interdiction et les alternatives
C'est une exigence forte et un marqueur de la cosmétique européenne : pas d'expérimentation animale.
Une interdiction générale
Dans l'UE, l'expérimentation animale est interdite :
- pour les produits cosmétiques finis ;
- pour leurs ingrédients ;
- et il est interdit de mettre sur le marché des produits testés sur animaux à cette fin.
Comment évaluer la sécurité, alors ?
Le CPSR s'appuie sur des méthodes alternatives :
- tests in vitro ;
- modèles in silico ;
- données toxicologiques existantes (dont les NOAEL sourcés) ;
- read-across depuis des substances analogues ;
- TTC (seuil de préoccupation toxicologique).
La tolérance peut aussi être documentée par un patch test sur volontaires humains.
La tension avec REACH
Des tensions subsistent : la réglementation REACH sur les substances chimiques peut, dans certains cas, exiger des données qui entrent en friction avec l'interdiction cosmétique. Ce point fait l'objet de débats et de décisions au cas par cas.
L'allégation « non testé sur animaux »
L'interdiction étant générale dans l'UE, cette mention n'apporte pas d'avantage distinctif et peut être jugée non pertinente au regard des règles sur les allégations. À manier avec prudence.
Sa place
Ce cadre structure tous les tests cosmétiques : efficacité et sécurité sans modèle animal.
CosReglo s'appuie sur des données toxicologiques sourcées (méthodes sans animaux) pour les calculs de sécurité.
Questions fréquentes
Les tests sur animaux sont-ils interdits en cosmétique ?
Oui. Dans l'UE, l'expérimentation animale est interdite pour les produits cosmétiques finis et leurs ingrédients, ainsi que la commercialisation de produits ayant été testés sur animaux à cette fin.
Comment évaluer la sécurité sans tests sur animaux ?
Par des méthodes alternatives : tests in vitro, modèles in silico, données toxicologiques existantes, read-across depuis des substances analogues, et le seuil de préoccupation toxicologique (TTC).
Peut-on écrire « non testé sur les animaux » ?
L'interdiction étant générale dans l'UE, cette allégation n'apporte pas d'avantage distinctif et peut être jugée non pertinente au regard des règles sur les allégations. À manier avec prudence.